Pascale

Pascale

Nous avions encore tant de choses à se dire, tant de moments à partager ensemble…

Mais le 23 octobre 2007, la vie en a décidé autrement…

Il ne nous reste plus que, pour atténuer un tant soit peu notre tristesse, des souvenirs plein la tête.

Cela faisait 7 ans que nous faisions du théâtre ensemble.
Tu t’y étais mise tardivement mais quelle découverte !
Dès les premières répettes, tu avais attrapé le virus !
Le théâtre devenait alors ta grande passion et tu l’as vécue avec talent !

Sur scène, tu t’éclatais et tu pouvais laisser libre cour à ta personnalité exubérante !
Tu te fondais complètement dans le personnage à interpréter, tu te l’accaparais et essayais de le rendre le plus sincèrement possible. L’immersion était totale !
Tu n’étais pas une actrice qui jouait un personnage, tu devenais ce personnage !
Tu le rendais vivant, réel et tellement drôle !

Qui a oublié Gisèle, la secrétaire psychorigide ? Ou Véronique, l’insupportable et hypocondriaque épouse de Jacky, dans « Allez les Jaunes » ? Ou encore, lors de notre dernière saison, la Reine Egathe, le dernier rôle que tu avais magistralement interprété ?

Mais c’est aux « après-répettes » que tu vas le plus nous manquer !
Que d’heures passées à papoter, refaire le monde (souvent) ou dire des conneries (presque tout le temps) en se délectant d’un bon coup de rouge et en grillant cigarette sur cigarette !
Comment revivre ces grandes discussions sans ton bagout !
Ca, tu étais la première à le reconnaître, tu avais le verbe facile !
Et vu ton tempérament volcanique, ça pouvait vite partir dans tous les sens !
Qu’est-ce qu’on a pu s’engueuler !
Et que pour des trucs super importants en plus…
Mais tu étais comme ça, la sensibilité à fleur de peau et lorsque que quelque chose te contrariait, tu ne pouvais pas le taire !
Heureusement, lorsqu’au contraire, ça te plaisait, tu le faisais savoir avec la même véhémence ! Ceci rattrapait cela !

Et puis on finissait toujours par se réconcilier !

Tu étais quelqu’un de vrai, d’entier, de généreux et de foncièrement honnête.
Ca a été un plaisir de passer tout ce temps en ta présence…

Merci, Pascale, pour tout…

Tu nous manques…